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Cumul ARE (chômage) et création d'entreprise : maintien ou ARCE ?

Vous créez votre entreprise en étant indemnisé par France Travail ? Comparez le maintien mensuel de l'ARE et le versement en capital (ARCE) pour choisir le dispositif le plus avantageux.

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Cumuler l'ARE et la création d'entreprise

Lorsqu'un demandeur d'emploi indemnisé crée ou reprend une entreprise, France Travail (ex-Pôle emploi) propose deux dispositifs incompatibles entre eux : le maintien de l'ARE, qui prolonge le versement de l'allocation en la cumulant partiellement avec les revenus de l'activité, et l<strong>ARCE</strong>, qui transforme une partie des droits restants en un capital de démarrage. Le bon choix dépend surtout du revenu que votre projet dégagera, et de votre besoin de sécurité.

Maintien de l'ARE

Allocation mensuelle réduite de 70 % de votre revenu d'activité. Vous conservez 100 % de vos droits, étalés dans le temps.

ARCE (capital)

60 % du reliquat versés en 2 fois (création puis +6 mois). Trésorerie immédiate, mais 40 % des droits ne sont pas perçus.

Point commun : l'ACRE

Les deux s'articulent avec l'ACRE, exonération partielle de charges sociales du créateur d'entreprise.

Maintien de l'ARE ou ARCE : comment trancher ?

Le maintien de l'ARE fonctionne comme un filet de sécurité : chaque mois, France Travail déduit 70 % du revenu brut de votre activité de votre allocation, et vous verse la différence. Comme les jours non payés sont reportés, vous finissez par percevoir l'intégralité de vos droits, mais la durée d'indemnisation s'allonge. Ce dispositif est particulièrement adapté aux activités dont les revenus démarrent lentement ou restent incertains.

L<strong>ARCE</strong>, à linverse, mise sur l'immédiateté : vous recevez 60 % de vos droits restants sous forme de capital, sans aucune déduction liée à vos revenus. C'est un puissant levier de trésorerie au démarrage, mais vous renoncez à 40 % de vos droits. Elle devient intéressante lorsque votre activité génère rapidement des revenus élevés, car dans ce cas la règle des 70 % raboterait fortement — voire annulerait — votre ARE mensuelle en maintien.

Conditions, plafonds et durée

Quel que soit le dispositif, plusieurs règles encadrent le cumul. En maintien, le total « ARE versée + revenu d'activité » ne peut jamais dépasser votre salaire journalier de référence (l'ancien salaire qui a servi de base au calcul de vos droits) ; au-delà, l'allocation est réduite. Le maintien nécessite de déclarer chaque mois votre situation et vos revenus (réels ou forfaitaires selon votre statut).

L<strong>ARCE</strong> est conditionnée à lobtention de l<strong>ACRE</strong> et se demande dans les délais fixés par France Travail. Son taux est de 60 % depuis juillet 2023. Le choix entre les deux dispositifs est structurant et, pour lARCE, irréversible : il mérite d'être validé avec un conseiller. Ce simulateur vous donne un ordre de grandeur pour préparer cet entretien.

Questions fréquentes

Puis-je cumuler l'ARE (chômage) et les revenus de mon entreprise ?
Oui. En optant pour le maintien de l'ARE, vous continuez à percevoir une allocation chaque mois, réduite de 70 % du revenu brut tiré de votre nouvelle activité. Le total cumulé (ARE versée + revenu d'activité) ne peut toutefois pas dépasser votre salaire journalier de référence, c'est-à-dire l'ancien salaire qui a servi au calcul de vos droits.
Qu'est-ce que l'ARCE et combien représente-t-elle ?
L'ARCE (aide à la reprise ou à la création d'entreprise) permet de percevoir une partie de vos droits ARE restants sous forme de capital, au lieu d'une allocation mensuelle. Depuis juillet 2023, elle correspond à 60 % du reliquat de vos droits, versée en deux fois : une moitié au démarrage de l'activité, l'autre moitié six mois plus tard si l'entreprise est toujours active.
Faut-il choisir le maintien de l'ARE ou l'ARCE ?
Cela dépend du revenu attendu de votre activité. Si vous prévoyez des revenus élevés dès le départ, la règle des 70 % réduit fortement (voire annule) votre ARE mensuelle : l'ARCE, qui verse 60 % de vos droits immédiatement et sans condition, est alors souvent plus avantageuse. Si vos revenus sont faibles ou incertains, le maintien préserve 100 % de vos droits et vous verse un complément chaque mois : c'est le filet de sécurité le plus protecteur.
Le maintien de l'ARE prolonge-t-il ma durée d'indemnisation ?
Oui. Comme l'allocation versée est réduite, les jours non indemnisés sont reportés : votre capital de droits (le reliquat) est consommé plus lentement, ce qui allonge d'autant la durée pendant laquelle vous pouvez percevoir l'ARE. Au total, vous récupérez l'intégralité de vos droits, mais étalés dans le temps.
L'ARCE est-elle réservée à ceux qui ont l'ACRE ?
Oui, le bénéfice de l'ARCE est conditionné à l'obtention de l'ACRE (exonération partielle de charges sociales pour les créateurs et repreneurs d'entreprise). Il faut également remplir les conditions de France Travail au moment de la demande. Le choix de l'ARCE est par ailleurs définitif : une fois opté, vous ne pouvez plus revenir au maintien mensuel de l'ARE pour cette période.
Que se passe-t-il si mon entreprise ne fonctionne pas ?
Avec le maintien de l'ARE, vos droits sont préservés : si l'activité cesse, vous pouvez continuer à percevoir vos allocations dans la limite de vos droits restants. Avec l'ARCE, vous avez déjà touché 60 % de vos droits en capital ; en cas d'arrêt, un réexamen de vos droits résiduels reste possible selon votre situation. Cet arbitrage sécurité/immédiateté est au cœur du choix.

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